L'essence de la philosophie anarchiste (Read, 1971) est le rôle qu'elle donne à la liberté et à l'égalité, qu'elle considère comme des facteurs nécessaires et favorables au progrès humain. Ce dernier se mesure alors par le degré de différentiation et d'articulation jusqu'auquel peuvent parvenir les individus au sein d'une société donnée.
La tendance de l'État à établir un système de lois statutaires pour lesquelles il n'y a plus aucune perspective d'observer le principe fondamental d'équité, qui introduirait plus de souplesse et de flexibilité. Dans un régime anarchiste, le principe d'équité prévaudrait sur les lois statutaires.
Bien que le concept d'anarchie n'ait été la plupart du temps qu'évoqué dans un cadre politique, on peut étendre plus largement cette idée fondamentale que le progrès humain est ralenti par l'attachement à des lois ou à des règles pour l'appliquer dans différents autres contextes, tels la science ou la psychologie communautaire.
Entre êtres humains, il existe une assistance mutuelle et des services rendus qui peuvent aussi s'« institutionnaliser », et ce d'une manière qui peut affaiblir leur capacité à conduire le progrès humain.